Portrait de pêche

Le bon vieil Arcimboldo est un peintre inusable. Ses « portraits composés » dans une accumulation de faune et de végétaux étonnent encore les artistes et les historiens de l’art. On s’émerveille toujours devant l’originalité et le détail de ses figures. Ses œuvres se moquent du temps qui passe ; Arcimboldo trône, souverain, au panthéon…

Nature vive

Il y a quelque chose de joyeux dans la clarté et la variété de ce tableau, quelque chose de pur et de cristallin malgré l’accumulation de mangeaille. La table est garnie : motte de beurre frais, corbeille de fruits et de légumes, assortiment de charcuterie – jambon à l’os, pieds de porc et langue, oui langue,…

Fruits d’entrailles

La première approche de cette œuvre n’est en effet pas ragoûtante. Nature morte absolue, une raie éventrée s’épand en viscères avec ce qu’il y faut d’insidieux pour lui donner du style : de beaux fruits rouges, gorgés de suc. Une triperie sanguinolente, triturée dans la pâte, mais une triperie animée par des rouges vibrants, des roses…